Tarifier au débit ou au volume? Le RISQ se prononce…

Il y a un peu plus d’une semaine, le président du CRTC, Konrad Von Fickenstein, a annoncé son désir de mettre en force un mode de facturation à l’utilisation pour l’Internet. C’est le sujet chaud de l’heure. Si cette nouvelle règle est mise en application, elle aura, bien évidemment, un impact majeur chez les utilisateurs d’Internet.

« Est-ce une bonne ou une mauvaise décision? « Je n’ai pas la prétention de connaître les structures de coûts des FSI et je ne pointe personne du doigt face à cette  annonce, mais ça m’amène à réfléchir sur notre propre modèle d’affaires », dit Michel Vanier, directeur général du RISQ. Le modèle d’affaires du RISQ est très différent de celui des fournisseurs d’Internet commerciaux. Cependant, la question de la tarification au volume ou selon un autre modèle se pose depuis 20 ans, soit depuis la naissance de l’organisme.

Que ce soit comme réseau privé au service de l’éducation et de la recherche ou comme FSI, la question se pose. Dans notre cas, nous desservons deux secteurs de pointe qui nécessitent de très larges bandes passantes; en R&D et dans le secteur de l’éducation, la quantité de données transmise est variable, mais reste très élevée. Donc, la question de facturer au volume, au débit ou selon d’autres métriques s’est toujours posée.

La mission du RISQ et les enjeux auxquels font face nos membres du secteur de l’éducation nous ont toujours guidé dans nos décisions et ont, jusqu’ici, fait pencher la balance en faveur d’une tarification plus prévisible, donc indépendante du volume de données transmises. Pourquoi? Parce qu’avec le volume consommé par certains centres de recherche ou secteurs de pointe, si on facturait au volume ou à l’utilisation, ces derniers n’arriveraient probablement plus à se prévaloir de services de télécommunications. On mettrait un frein important à l’innovation et le RISQ irait totalement à l’encontre de sa mission.

Le grand avantage du RISQ, c’est justement de pouvoir offrir à ses membres cette grande capacité de transfert des données sans qu’ils soient facturés à l’utilisation. Cette façon de faire favorise nettement l’innovation. Notre réseau est puissant et il permet à des infrastructures de calcul de haute performance, tel Calcul Québec, ou même à des projets de recherche innovateurs comme CBRAIN, de transférer une quantité phénoménale de données sans qu’ils soient confrontés à des coûts tout aussi phénoménaux.

Pour les membres du RISQ : tarification au débit ou au volume? Définitivement pas au volume.

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